Mystery Science Picture #MSciPic

Retrouvez une image scientifique mystère tous les mardi à 12h sur le compte Twitter et Facebook de Démesures.

Faites travailler votre imagination pour trouver son sujet, sa taille, son origine... et surtout ce qui en fait une image de science !

 

Vous pouvez retrouver ci-dessous les archives des MSciPic déjà publiées (cliquez sur leur titre pour accéder à leur source) :

 


2017


Juin

MSciPic 13/06/2017

Ce cliché montre une fine couche de liquide dit nématique, c’est-à-dire à mi chemin entre un cristal (solide dont les atomes ou molécules sont ordonnés de façon périodique) et un liquide, après un refroidissement brutal. Les structures en forme de cordes qu'on peut y voir sont appelées des défauts topologiques, des problèmes d’organisation des molécules dans le liquide.

 

**** Pour en savoir plus ***

Lorsque ce liquide nématique refroidit, il effectue ce qu’on appelle une transition de phase. À haute température, la phase est liquide: toutes les molécules du fluide sont orientées de manière aléatoire et indépendante. On dit alors que le liquide possède une symétrie “d’invariance par rotation” car toutes les directions sont équivalentes pour les molécules. Lorsqu'il refroidit, il passe à l'état nématique où les molécules du fluides se figent à peu près parallèle les unes aux autres. On a alors perdu la propriété d’invariance par rotation, car chaque molécule a désormais une direction bien définie : c'est ce qu'on appelle une brisure spontanée de symétrie.

Si la transition de phase est brusque, comme ça a été le cas dans le cliché montré, les molécules peuvent se retrouver alignées de manière radiale dans un plan (voir la seconde image, qui montre la direction choisie par chacune des particules en bleu). Dans ce cas, il y a un point où aucune direction ne peut être choisie, ici au centre de l'image. C'est ce qu'on appelle un défaut topologique. Les molécules juste au dessus et en dessous de ce plan vont adopter une direction similaire, si bien qu'il va y avoir un autre défaut topologique au dessus et un en dessous. De proche en proche, une ligne de défauts topologique va se former : c'est ce qu'on appelle une ligne de vortex et ce sont les lignes qu'on observe sur le cliché.
Pour avoir une métaphore sur les brisures de symétries, rendez-vous ici.
L'intérêt de telles expériences de physique simple est leur caractère universel. En effet, des brisures de symétries associées à des transitions de phases sont attendues lors des premiers instants de l'Univers. Via un mécanisme similaire, on s'attend à ce que l'Univers primordial contienne lui aussi des défauts topologiques linéaires, qu'on appelle cordes cosmiques !

Cette image vous a été proposée par Erwan Allys, thésard en 3e année à l'IAP via la collaboration avec la commission jeune de la SFP (http://jeunes.sfpnet.fr/), un grand merci à lui.

 

Source: Isaac Chuang, Ruth Durrer, Neil Turok et Bernard Yurke. Cosmology in the Laboratory: Defect Dynamics in Liquid Crystals. (Article paru dans Science)

MSciPic 06/04/2017

La #MsciPic du jour était une photo du four solaire de Font Romeu (France), qui abrite une partie des équipes du laboratoire PROMES du C.N.R.S. (PROcédés, Matériaux, Énergie Solaire). Ce que vous voyez sur l’image mystère, ce ne sont pas des panneaux photovoltaïques mais une multitude de petits miroirs qui constituent l’immense miroir parabolique.

 

**** Pour en savoir plus ***
Vous avez 13 minutes et aimez les vidéos des années 70 ?? Alors n’hésitez pas et regardez celle faite par le CNRS !

Vous préférez lire ? Voici quelques informations utiles :

Ce four solaire situé dans le Sud de la France fut mis en service en 1970 pour la recherche scientifique et industrielle. Il permet d’atteindre des températures supérieures à 3000°C grâce au Soleil et à des miroirs. Ses 63 miroirs plans (chacun composé de 180 glaces carrées) tournent d’Est en Ouest pour accompagner la course du Soleil et ainsi réfléchir ses rayons sur l’immense miroir concave de 2500m2 orienté plein Sud et composé de plus de 9000 glaces courbes. Celui-ci va focaliser tous les rayons en un même point, le foyer, situé dans une tour en face et protégée de portes réfléchissantes en aluminium qui peuvent servir de diaphragme, permettant de régler la quantité de lumière arrivant sur l’échantillon.

L’avantage du four solaire est multiple : il permet d’atteindre des températures très élevées “gratuitement” (on ne produit pas l’énergie mais n’oubliez pas qu’il faut bien s’occuper du matériel) et surtout il permet de chauffer des échantillons proprement, c’est-à-dire sans risque de contamination par un creuset et un four classique, ce qui est souvent crucial en recherche scientifique.

 

Photos par Jean Michel DHAINAUT

Mai

MSciPic 30/04/2017

Aujourd’hui la #MSciPic vous faisait voyager 3 300 ans en arrière avec la photographie d’une momie tatouée ! En effet, sur cette image sont tatoués trois Yeux Oudjat et deux babouins.

 

*** Pour en savoir plus : ***

Cette momie vieille de 3 300 ans a été exhumée en Egypte en 2016 par une équipe française. Actuellement, seul une douzaine de momies tatouées ont été découvertes à travers le monde et celle-ci a la moitié supérieure de son corps entièrement recouverte de tatouages. Sur la #MSciPic sont représentés deux babouins de part et d’autre, ainsi que trois Yeux Oudjat. Les babouins sont des animaux figuratifs alors que les Yeux Oudjat (œil du dieu faucon Horus) sont un symbole protecteur et religieux.

Parmi les tatouages se trouvent deux représentations d'Hathor : une vache avec une couronne hathorique et un collier-menat, et un manche à tête d'Hathor. Dans la mythologie égyptienne, Hathor est la déesse de la Joie, l’Amour et la Danse. Elle “favorise toute Vie aussi bien animale, humaine que végétale”. Les chercheurs ayant découvert la momie supposent que l’utilisation de tatouages était liée à la pratique du culte religieux de cette déesse et que la momie pouvait être une musicienne, une chanteuse ou une prêtresse. Évidemment, il ne s’agit que de spéculations.

Si vous souhaitez des informations supplémentaires sur les étapes de momification, c’est par ici.

Sources : Anne Austin, Mission IFAO

MSciPic 23/05/2017

La #MSciPic du jour aurait très bien pu se trouver dans votre salle de bain ou votre cuisine, puisqu’il s’agissait d’une photographie de gouttelettes d’eau !

Le support sur lequel se forment les gouttelettes combiné à un choix astucieux des conditions de photographie donne à ces gouttes d’eau une forme peu habituelle et conduit à voir des creux ou des bosses selon les personnes.

 

*** Pour en savoir plus : ***

 Creux ou bosses ? Ces gouttelettes sèment le trouble dans notre esprit... La confusion est sans doute due à un effet d’optique : les angles de prise de vue et de la lumière incidente sont tels que seul les bordures des gouttes sont visibles, il n’y a aucune réflexion de la lumière sur le haut de la goutte qui est donc invisible. Notre cerveau peut alors interpréter au choix cette image comme des creux ou des bosses (mais pourquoi on voit plutôt l’un que l’autre je ne saurai l’expliquer, nous sommes à la recherche de personnes en sciences sociales et cognitives pour nous éclairer !).

Et sinon pour ceux qui se poseraient la question, ces gouttes n’ont pas une jolie forme sphérique à cause de la surface sur laquelle elles reposent, c’est d’ailleurs tout le jeu de l’artiste Ehab Behairy, qui a réalisé ce projet en collaboration avec Yasmine Yusuf. Vous pouvez retrouver d’autres photographies avec différentes lumières et surfaces sur sa page.

MSciPic 16/05/2017 - jeu des 500 likes Facebooks

Un point commun entre ces 4 images, l'eau !

La première image représente une fissure dans un des glaciers du Groenland.

La deuxième image représente une larme cristallisée observée au microscope (cristallisation en majorité des sels).

La troisième figure présente des microgouttes d’eau (en violet foncé) à la surface d’une eau chauffée à 78°C (en violet clair).

Les plus assidus d’entre vous auront peut-être reconnu la dernière photo. Elle est en effet tirée des “Jeudis d’Ulysse” et représente une efflorescence de microalgues au large de l’Alaska.

Ces images peuvent se classer par ordre de taille croissante 3 < 2 < 1 < 4.

 

**** Pour en savoir plus ****

1) Cette fissure a été détectée lors d’une mission “IceBridge” de la NASA. Ce glacier a déjà perdu 388 km carrés de sa surface lors de ruptures en 2010 et 2012, soit plus de trois fois la superficie de Paris. La fissure actuelle pourrait entraîner la formation d’une île de 129 à 181 km carrés.

2) Cette photo est le résultat du travail de Maurice Mikkers qui a observé différents types de larmes (psychiques, réflexes et basales) afin de déterminer s’il y avait une différence de structure entre elles.

3) Ces travaux ont été réalisés par une équipe japonaise afin d’étudier la dynamique des microgouttes sur une surface d’eau chaude. Cette expérience a permis de mettre en évidence la lévitation des microgouttes au dessus de la surface de l’eau mais aussi que plus l’eau est chaude, plus il y a de microgouttes. De quoi mieux comprendre les membranes de vapeur blanche que vous pouvez observer à la surface de votre thé !

4) Rendez-vous sur notre site pour revoir l’article d’Ulysse sur cette efflorescence de microalgues

MSciPic 09/05/2017

Aujourd’hui nous vous proposions une des représentations possibles d’Internet !

Cette image montre différents chemins de routage (routing paths) à travers le monde entier, les couleurs indiquant leur provenance :

- rouge : Asie Pacifique

- vert : Europe et Asie centrale et de l’Est

- bleu : Amérique du Nord

- jaune : Amérique latine et Caraïbes

- cyan : adresses internet privées (RFC 1918)

- blanc : adresses inconnues

 

*** Pour en savoir plus : ***

Internet est en gros une vaste constellation de réseaux interconnectés, il est donc possible de représenter par des lignes les chemins de routage, c’est-à-dire les chemins sélectionnés par les routeurs pour acheminer les données d'un expéditeur jusqu'à un ou plusieurs destinataires.

Cette image, créée en 2003, a nécessité une semaine de collecte de données et un à trois jours de traitement.

Source : Barrett Lyon / The Opte Project

MSciPic 02/05/2017

Proposée par Xavier Audier en thèse à l’Institut Fresnel, cette image montre comment la physique peut-être appliquée à des domaines tels que la biologie ou la médecine via le développement de techniques de microscopies. Un grand merci à lui et à la Commission Jeunes de la Société Française de Physique pour nous faire découvrir cette interdisciplinarité !
Il s'agit donc d'une image de tissus humain (incisura angularis) obtenu en microscopie non linéaire. Deux mesures sont faites ici en parallèle : l’auto-fluorescence à deux photons (en vert) qui permet d'identifier des amas de protéine, sur cette image des fibres de collagène en majorité. Le signal Raman cohérent Anti-stokes (CARS, Coherent Anti-stokes Raman Signal) en orange permet de visualiser les zones contenant beaucoup de molécules qui possèdent certains groupements chimiques, ici le CH2 et le CH3, qui sont des indicateurs de la présence de lipides. Pour faire simple : les zones oranges montrent des « boules de gras » (cellules adipeuses) tandis que les zones vertes montrent des fibres de protéines.

En utilisant ces facteurs de contrastes issus de l'optique non linéaire nous pouvons donc obtenir des informations histologique des tissus, c’est à dire une information sur la composition chimique et l’organisation spatiale de ceux-ci, et ce in vivo. À terme, de telles techniques pourraient trouver leur application en médecine en facilitant l'étude de tissu biologique ou même en donnant aux chirurgiens un outil de visualisation en temps réel du tissu qu'ils opèrent.

 

Crédits: Barbara Sarri et Rafaël Canonge

 

Avril

MSciPic 25/04/2017

Retour de la GeekTouch avec ce jeu où il fallait classer par ordre croissant de taille l’image 2 (micrométrique), puis 3 (centimétrique) et enfin 1 (hectométrique).

L’image 1 est une photographie satellite d’un paysage oui, mais n’importe lequel. Il s’agit de la surface de Mars par la caméra HiRise sur Mars Reconnaissance Orbiter (NASA). Il faut savoir que toutes les images satellites de Mars nous parviennent en noir et blanc, cette photo a donc été colorisée par les scientifiques pour montrer les différences de composition entre de la poussière en rougeâtre qui forme un premier réseau de dunes et de la poudre de roches volcaniques en noir qui se dépose entre les premières dunes.

L’image 2 est une visualisation d’un oeil d’une larve d’un zebra fish (une espèce de poisson), au moyen d’une technique de microscopie un peu spéciale dénommée Tomographie à cohérence optique plein champ. De façon très simplifiée il est possible de mettre en évidence des structures intéressantes (comme des fibres ou la paroi de vaisseaux sanguins) à n’importe quelle profondeur dans l’oeil sans le détruire ou l’endommager ! Une technique qui pourrait être prometteuse à l’avenir pour la détection par exemple de tumeurs chez l’homme. L’image obtenue est initialement en noir et blanc, c’est le scientifique qui choisit l’échelle de couleur qu’il veut pour interpréter plus facilement les données (il aurait donc très bien pu choisir un dégradé de vert et non de jaune !). Merci à Olivier Thouvenin pour cette image et les explications détaillées que nous serons ravis de vous transmettre si vous voulez en savoir plus.

Alors vous l’aurez deviné (et sans doute reconnu), la seule image qui montre ses vraies couleurs est la 3, ancienne MSciPic du 14/11/2016, il s’agit simplement d’une couche d’huile sur de l’eau dans un récipient dont le fond est peint en noir. Magnifique oeuvre d’art fondée sur le phénomène physique d’iridescence, et réalisée par Fabian Oefner (http://fabianoefner.com/).

MSciPic 18/04/2017

Aujourd’hui, nous vous immergeons dans l’univers de Star Wars avec une image de sabre laser. Cette #MSciPic était une première immersion dans la GeekTouch où nous serons présents les 22/23 avril.

Nous sommes loin d’être capables de réaliser des sabres laser comme dans cette saga culte. Cependant, de nombreux chercheurs du monde entier se sont penchés sur la question. L’astrophysicien français Roland Lehoucq, dans son livre : Faire de la science avec Star Wars, indique que l’utilisation de laser est inenvisageable pour l’instant car les rayons lumineux se propagent à l’infini à moins de rencontrer un obstacle. Avouez que ce n’est pas très commode ^^

Une autre alternative est malgré tout envisagée : le sabre plasma. Le plasma (physique et non biologique) est considéré comme le quatrième état de la matière avec les états solides, liquides et gazeux. Dans le plasma, les atomes ont perdu des charges négatives (électrons) après avoir été fortement chauffés. Contenu dans un champ électromagnétique, le plasma pourrait prendre la forme adéquate et contenir suffisamment de chaleur pour agir comme un sabre laser. Pour le moment, le sabre plasma n’est qu’une théorie mais il ne faut pas que cela vous empêche de rêver à des galaxies lointaines, très lointaines…

Et sinon pour le commun des mortel, si vous voulez réaliser votre propre sabre laser c’est possible ! avec un petit pointeur laser, un miroir et surtout beaucoup de fumée ou de vapeur ^^

https://www.youtube.com/watch?v=ltOpceg8s3s

MSciPic 11/04/2017

Il ne s'agit ni de la Terre du Milieu, ni de la localisation d'IKEA mais bien d'Eurexpo à l'occasion de notre présence les 22 et 23 avril pour la GeekTouch ! Mais maintenant quelques explications sur cette image s’imposent...

N’en déplaise aux scienteux, ceci est bien une #MSciPic puisqu’elle regroupe une panoplie de sciences : l’Histoire, la Géographie et l’Astronomie ! (et que sais-je encore ?!)

Car oui, voici une infime partie de la carte de Cassini, la plus ancienne des cartes de la France entière à l'échelle topographique (indiquant le relief). C’est l’astronome Cassini de Thury puis son fils qui se chargèrent de sa réalisation entre 1750 et 1815, sur ordre du roi Louis XV.

Cette carte est composée de 180 planches (ou 181 selon les sources). Vous pouvez avoir un aperçu des dates de mesures et publications ici.

Si l’envie vous prend, vous pouvez télécharger en haute définition (mais en noir et blanc) les planches de votre choix sur www.ign.fr/ (rubrique Remonter le temps avec l’IGN).

Et sinon pour consulter facilement n’importe quel type de carte, rendez-vous sur www.geoportail.gouv.fr

MSciPic 04/04/2017

Combien d'objets cette image prise par le télescope Hubble comporte-t-elle ? Seulement deux !

La théorie de la relativité d'Einstein prédit que la trajectoire de rayons lumineux passant proche d'un objet très massif n'est plus une ligne droite mais une ligne courbe. Et si l'objet est extrêmement massif comme par exemple une galaxie, un effet de lentille apparaît, transformant l'image d'un objet d'arrière plan en plusieurs images multiples. C'est ce qu'on voit sur cette image. Une galaxie d'avant plan située à 8 milliards d'année lumière de notre Terre, qu'on voit au centre de cette image joue un rôle de lentille. Une autre galaxie bien plus lointaine en arrière plan voit son image passer par la lentille avant de nous arriver. Au lieu de voir une seule image, nous en voyons … quatre !

Ce phénomène, appelé lentille gravitationnelle est extrêmement utile aux astrophysiciens qui l'utilisent pour mesurer la masse de galaxies ou encore le taux d'expansion de l'univers !

Plus d'informations ici pour les mesures de masses et là pour les applications cosmologiques.

Cette #MSciPic vous a été proposée par Corentin Cadiou, en thèse à l'Institut d'Astrophysique de Paris, un grand merci à lui et à la Commission Jeunes de la Société Française de Physique !

Mars

MSciPic 28/03/2017

Il s’agissait aujourd’hui de l’observation au microscope à épifluorescence de l’insecte préféré de Démesures ces derniers temps : la drosophile. Plus précisément, nous pouvons observer la paroi de l'intestin d’une larve de drosophile grâce à un microscope optique (comme celui que vous avez pu utiliser au collège ou au lycée) qui peut détecter la fluorescence émise par certaines protéines.

L’intestin est composé d’une paroi formant un tube et de muscles l’entourant permettant sa contraction et son maintien. L’étrange motif observé est un maillage d’actine, constituant le squelette des cellules musculaires.

Grâce à une molécule fluorescente exprimée seulement par les cellules souches, il est possible de marquer ces dernières en vert.

On peut observer leur répartition dans l'intestin parmi les autres cellules intestinales dont le noyau est invariablement coloré en bleu (par un produit qui colore seulement l'ADN) comme on peut le voir sur la vidéo.

En modifiant les mécanismes permettant le bon fonctionnement des cellules souches, on observe alors des anomalies dans le maillage des filaments produits par les cellules musculaires. Les cellules semblent ne plus être capables de renouveler les câbles d’actine, qui ne sont plus aussi bien organisés : c’était ici l’objet de la #Mscipic.

Des cellules souches altérées semblent donc poser de gros soucis digestifs à nos mouches...

À titre de comparaison, voici à quoi ressemble le réseau d’actine soutenant l’organe lorsque les cellules souches ne sont pas altérées. L’intestin a un diamètre avoisinant les 100 micromètres de largeur soit environ 1000 fois moins qu’un intestin humain !

Pour les plus curieux d’entre vous, cette vidéo a été réalisée au microscope confocal. Il s’agit toujours d’un microscope optique qui permet cette fois l’observation tridimensionnelle d’un objet. L’échantillon est scruté plan par plan puis reconstitué par superposition des différentes observations.

Source : Blanche Dekeyzer, TP L3, ENS de lyon

MSciPic 21/03/2017

La #MSciPic du jour est un zoom de la carte des vents aux États-Unis, enregistrée dimanche dernier lorsqu’il était 9h35 sur la côte Est des États-Unis. Il s’agit d’une carte prévoyant les vents à court terme et mise à jour toutes les heures par un logiciel à partir des données météo du National Digital Forecast Database.

Cette carte/oeuvre d’art instantanée est le fruit du travail de deux artistes, Fernanda Viégas et Martin Wattenberg qui voulaient rendre visible et compréhensible par tout le monde les vents, leur mouvement et leur force. Elle montre ici un temps assez calme dans cette région, avec des directions variées du vent, sans doute à cause des reliefs des Rocheuses et du fort courant Sud-Nord dans la vallée du Mississipi.

Dans cette #MSciPic, il n’est pas seulement question d’échelle spatiale (que l’on peut estimer à partir de la position des villes) mais aussi d’une échelle permettant d’indiquer la vitesse moyenne des vents en mph (miles par heure) et représentée à la fois par l’intensité de blanc et la vitesse des “particules” entraînée par les vents et formant ces traces brillantes.

Source: http://hint.fm/wind/

MSciPic 14/03/2017

La #MSciPic du jour est en fait une #HSciPic, pour History Science Picture ! Car vous avez devant vous la photographie utilisée par Carl D. Anderson en 1933 pour prouver l’existence des positrons, l’équivalent positif des électrons mais beaucoup moins nombreux. Ici rien de biologique ni de microscopique, seulement de la vapeur (eau ou mélange eau/alcool) de part et d’autre d’une plaque de plomb, ainsi qu’une traînée de gouttelettes formée lors du passage de la particule.

Aller, pour les plus curieux voici une explication un peu plus détaillée.

Dans une enceinte fermée possédant une paroi transparente, on place un gaz saturé en vapeur d'eau (ou mélange eau/alcool) qui est ensuite débarrassé de tout ion (atome chargé). La vapeur est rendue sursaturante, c’est-à-dire qu’une simple perturbation pourrait déclencher l’apparition de gouttelettes d’eau. Ainsi au passage de particules telles que les électrons ou positrons, des ions vont être créé dans la chambre et donner lieu à une traînée de gouttelettes que l'on peut aisément photographier par la paroi transparente en les éclairant d'un côté de l’enceinte. Comme les particules sont chargées, elles peuvent être déviée par un champ magnétique, et c’est ainsi que l’on peut différencier un électron d’un positron, puisque les deux particules tourneront dans des directions opposées ! L’appareil qui a été utilisé pour observer ces particules est appelé une chambre de Wilson (ou chambre à brouillard).

Source: Carl D. Anderson (1933) The Positive Electron. Phys. Rev. 43, 491

MSciPic 07/03/2017

Cette semaine on vous proposait le « son » émis lorsqu'un trou noir supermassif de plusieurs millions de fois la masse du Soleil engloutit un petit trou noir de quelques fois la masse du Soleil qui se trouve en orbite autour de lui. Pour obtenir cet enregistrement audio les chercheurs convertissent les ondes gravitationnelles émises par les trous noirs en rotation en ondes sonores. C'est l'équivalent d'une carte en fausse couleur pour le son ! Un son grave correspond ainsi à une orbite lente comme au début de la vidéo. À mesure que le petit trou noir perd de l'énergie gravitationnelle, son orbite devient de plus en plus resserrée et rapide : les ondes deviennent de plus en plus aiguës. Au moment de la fusion les ondes émises deviennent très aiguës puis cessent : les deux trous noirs ne forment alors plus qu'un.

Si ce son là est une simulation, les premières ondes gravitationnelles naturelles ont été détectées le 14 septembre 2015 (temps universel) par l'instrument LIGO.

Cette #MSciPic musicale vous a été proposée par Corentin Cadiou, en thèse à l'Institut d'Astrophysique de Paris, un grand merci à lui et à la Commission Jeunes de la Société Française de Physique !

Et pour en savoir plus, je vous invite à visiter ces pages, la première étant vulgarisée à merveille

https://lejournal.cnrs.fr/

http://www.iap.fr/actualites/laune/2016/OndesGr/OndesGr.html

Crédits: http://web.mit.edu/sahughes/www/sounds.html

Février

MSciPic 28/02/2017

Alors qu’avons-nous là ?

Avec la photo entière c’est plus facile, appréciez ce joli prisme hexagonal de quartz transparent, ce minéral de formule SiO2 et que l’on appelle améthyste ou citrine lorsqu’il est violet ou jaune. Celui-ci pourrait faire un beau bijoux naturel puisqu’il mesure entre 1 et 2 cm.

Et maintenant voyons tout ce qu’il y a à l’intérieur, ces liquides, solides ou gaz capturés à l’intérieur du cristal lors de sa croissance et que nous appelons des inclusions.

Tout d’abord il y a une bulle de gaz bien ronde qui mesure environ 2 mm de diamètre. La composition s’avère être du méthane, vous savez ce gaz à effet de serre relâché (entre autre) par les vaches.

Ensuite on peut voir des particules solides noires à marron foncé qui sont composées de bitume naturel.

Et enfin on a deux phases liquides qui ne se mélangent pas : une transparente (de l’eau !) et une jaune (du pétrole). Car oui, quand on parle de pétrole on a tous en tête ce liquide visqueux noir, mais pourtant sa couleur varie de jaune à noir en passant par rougeâtre ou verdâtre selon sa composition.

Comme quoi on peut être facilement trompé par la représentation visuelle qu’on associe par habitude à chaque objet.

photo © membre du forum Mindat.org sous le pseudo cascaillou

MSciPic 21/02/2017

Comme vous avez pu le voir, il fallait faire la différence entre ce que cette image représente (un circuit imprimé) et quel est l’objet/la chose réellement pris en photo, et qui est ici...une boite de culture contenant des algues ! Quand l’art épouse la science, on obtient par exemple ces magnifiques tableaux vivants, réalisés selon le principe de l’algaegraphie.
L’artiste chercheuse Lia Giraud a projeté des images sur une boîte de culture (ou boîtes de Pétri) contenant des algues microscopiques. Celles-ci sont attirées par la lumière, et donc se concentrent majoritairement dans les endroits les plus lumineux de l’image. À la manière de la photographie argentique, les zones les plus lumineuses seront les plus sombres (vert foncé ici), on obtient alors notre image en négatif. Un procédé chimique développé par l’artiste permet ensuite de fixer les algues dans cette position en les maintenant en vie, de manière à prendre en photo les boîtes de culture puis de les exposer, permettant ainsi de voir l’œuvre se transformer par dégradation ou évolution naturelle des algues. Pour voir ses autres œuvres, rendez-vous ici.

Les précédentes #MSciPic ont montré que l’échelle, l’orientation, les couleurs/traitements de l’image sont nécessaires d’êtres connus sous peine d’être induit en erreur, mais celle-ci montre aussi que le contexte (ou autrement dit voir l’objet de nos propres yeux plutôt qu’une photo de l’objet) change notre perception.

À l’avenir, gardons tous en tête deux questions fondamentales : “qu’est-ce que cette image représente ? ” et “qu’est-ce en réalité ?”...

Crédits : © 2011 Lia Giraud, algae-graphies

 

 

MSciPic 14/02/2017

Proposée par Ivan Jojović, il s’agit d’une lame mince de pyrite en beige ici (de formule chimique FeS2), aussi appelé l’or des fous. Pourquoi ? Tout simplement car il ressemble à s’y méprendre à de l’or, alors pour cette St Valentin ne vous faites pas avoir : si vous voyez ces cubes naturels à l’éclat métallique il s’agit de pyrite, tandis que vous posséderez sans doute de l’or s’il est rayable à l’ongle.
Revenons maintenant à notre image… Cette photo a été prise avec un microscope en lumière réfléchie. Attention, ici la lumière est juste polarisée et non analysée (c’est-à-dire passant par un deuxième polariseur après l’objet). Contrairement aux microscopes en transmission, la lumière est envoyée par dessus la lame mince et est beaucoup plus réfléchie par les minéraux opaques que ceux transparents. Les minéraux opaques comme la pyrite apparaissent donc très lumineux, tandis que les minéraux transparents, comme ici les pyroxènes, laissent s’échapper la lumière et donc en renvoient beaucoup moins dans nos yeux, les faisant apparaître sombre.
Les tâches colorées sont des traces d’éthanol liquide, utilisé pour nettoyer la lame mince. L’épaisseur de ces micro-gouttes va permettre à la lumière du microscope d’être à la fois réfléchie par le sommet et le fond de la goutte et de provoquer un phénomène dit d’interférences, donnant lieu à ces jolies couleurs. C’est le même phénomène observé avec les bulles de savon ou les tâches d’essence !

 

MSciPic 07/02/2017

Cette image est bien une photo satellite de nuages, prise au dessus des États-Unis (Oklahoma, Arkansas, Louisiane et Texas) par la NASA. Les taches et lignes noires sont des trous dans la couche nuageuse formés par le passage d’avions.
En effet, les nuages sont constitués de minuscules gouttelettes d’eau qui demeurent liquides à une température inférieure à 0°C. Cette eau, dite en état de surfusion, n’est pas à l’équilibre, il suffit d’une petite perturbation pour qu’elle passe en phase solide, c’est à dire qu’elle se transforme en glace ! Et c’est ce qui arrive au passage d’un avion. Lors de ce phénomène, de la chaleur est relâchée ce qui permet aux gouttes d’eau alentour de s’évaporer, créant ainsi des trous dans les nuages autour de la trace de l’avion, elle même constituée de cristaux de glace. Si les cristaux deviennent suffisamment gros, ils tombent alors sous leur poids avant de fondre et former de nouveau un nuage. On a donc l’impression vue du sol qu’une partie du nuage nous tombe dessus !

Attention à la tête, et à bientôt pour de nouvelles découvertes

Photo © Jeff Schmaltz (NASA)

Janvier

MSciPic 31/01/2017

Il s’agissait de la photographie instantanée en noir et blanc d’un amas de flammes se formant à l’intérieur d’une bouteille. Voici quelques explications : l’alcool est connu pour être très inflammable, mais il s’évapore aussi très rapidement (on dit qu’il est volatile). L’artiste Fabian Oefner s’est servi de ces deux propriétés pour réaliser cette image. Il a tout d’abord placé quelques gouttes de whisky dans une bouteille qu’il a bouchée. Le gaz formé par évaporation de l’alcool remplit toute la bouteille, il est donc possible de l’enflammer avec une simple allumette. Le gaz ne prend pas feu instantanément partout, il se propage de haut en bas. Pour comprendre, voici la même image placée dans le sens réel de l’expérience et avec les contours du récipient approximativement dessinés. Eh oui, comme quoi l’orientation des images est aussi importante que l’échelle

Pour voir la propagation des flammes au ralenti, visitez le site web de l’artiste ici.

 

 

MSciPic 24/01/2017

Ces “micromuffins” sont en fait des cylindres de nickel, formés grâce à la technique l’électroformage. Une plaque de cuivre est plongée dans une solution et reliée à une borne électrique. Les ions, c’est à dire des atomes de nickel chargés et solubilisés, contenus dans la solution sont attirés sur la plaque grâce au courant électrique généré. Grâce à l’utilisation préalable d’un pochoir, le dépôt ne peut se faire qu’à certains endroits! Ici l’ingénieure Marina Raschetti de l’institut FEMTO-ST à Besançon, a choisi de créer des cylindres de nickel à l’aide d’un pochoir muni de trous ronds. Au bout d’un temps suffisamment long, le nickel peut déborder du pochoir et former cet effet muffin. Cependant au moment de retirer le pochoir, certains cylindres se sont cassés à la base (les “microtartes”) alors que d’autres ont résisté au décollage (les “micromuffins”) ! Pour être plus appétissants, ces micromuffins ont été colorisés, l’image de base ayant été prise grâce à une technique de microscopie électronique

On a à faire ici à des cylindres avoisinant 10 micromètres, c’est à dire un centième de millimètre!

Photo © Marina Raschetti, FEMTO-ST

 

MSciPic 17/01/2017

Comme cela est très bien expliqué sur le blog Strange Stuff And Funky Things , les colibris boivent non pas avec une trompe comme les papillons, mais avec leur langue qui se sépare en deux sortes de plumeaux à l'entrée dans un liquide. En sortant, les brins se regroupent sous l'effet des forces (tension de surface) et gardent le liquide, en particulier grâce à des franges appelées lamelli.

 

 

 

 

 

MSciPic 10/01/2017

Ici, il s'agissait d'un échantillon de météorite riche en fer (plus de 80%) et en nickel (environ 20%) et appelée sidérite. Cette météorite a été coupée et a été polie. La section choisie faisait environ 1cm sur 1cm. Cette météorite a été retrouvée dans le désert marocain et appartient aux collection de géologie de l'ENS de Lyon. Elle est issue d'une planète ou d'une proto-planète dite différenciée (avec plusieurs enveloppes comme la Terre). Ici, vous pouvez observer un équivalent solide du noyau terrestre qui se trouve à 2700 km sous nos pieds.

Les traces que vous avez pu observer sont appelées figures de Widmanstätten.

Kesako??? Cette roche est composée de deux minéraux : la kamacite pauvre en nickel (5%) et la taenite riche en Nickel (30%). Les minéraux en forme d'aiguilles que vous pouvez observer correspondent aux minéraux de taenite qui cristallisent en premier pour former ces structures.

Si de telle roches vous intéressent, n'hésitez pas à consulter ce site.

 


2016


Décembre

MSciPic 13/12/2016

Cette magnifique photo a été prise par l’astronaute canadien Col. Chris Hadfield, le 23 janvier 2013 lors d’un de ses séjours à la station internationale ISS, lorsque celle ci survolait l’Australie.
La région que vous voyez s’appelle Bedourie, dans le Queensland, à l’est du désert de Simpson. Les “coulées” rouges sont en fait d’immenses dunes de sable s’étirant du nord au sud. Les parties bleues ne le sont qu’à cause de la distance et peut-être d’une éventuelle saturation de la photo: en réalité elles sont plus proche du vert foncé. En effet, cette région du désert est par endroits quadrillée de canaux, et une certaine végétation désertique se trouve être plus dense autour de ces points d’eau. Donc oui, on parle bien de garrigue australienne!
Vous pouvez y jeter un œil ici, bien que les images ne soient pas aussi éclatantes que sur la photo...
Si vous voulez en savoir plus sur le voyage de l’astronaute Chris Hadfield, et comment il a perdu soudainement la vue pendant une mission en dehors de la station spatiale, allez voir son talk TED:
Merci à Guillaume Durey pour l’idée!

 

MSciPic 06/12/2016

L'image mystère d'aujourd'hui représentait une rétine de singe (en fausses couleurs) observée en utilisant une technique originale développée par l’Institut Langevin (École supérieure de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris). De la science française donc !

La technique utilisée est nommée Tomographie à Cohérence Optique Plein Champ (FF-OCT en acronyme anglais). Cette technique permet de réaliser une observation microscopique comme si on avait réalisé une coupe de l'échantillon, mais cette coupe est seulement virtuelle et le tissu est préservé.

La lumière réfléchie par les différentes structures à l'intérieur du tissu est mesurée, faisant ressortir principalement les zones d'indice de réfraction élevé, telles les fibres ou les parois des vaisseaux sanguins. Le couplage du détecteur à un interféromètre optique (de Michelson) en lumière blanche permet d'isoler le signal provenant d'une profondeur donnée de l'échantillon, apportant une précision au micron près sur la profondeur de la coupe.

Cette technique est particulièrement utile dans le cas de la rétine, car la composition de celle-ci ne permet en aucun cas une coupe physique de la taille du micron, et toute observation par un moyen invasif endommagerait l'échantillon. La FF-OCT permet donc de voir les détails de cet organe sans le détruire, pratique !

Image proposée par Olivier Thouvenin et publiée dans K.Grieve et al., IOVS, 2016

Merci à la Commission Jeunes de la Société Française de Physique pour cette magnifique image ! N'oubliez pas d'aller leur dire bonjour si vous êtes jeunes et si vous êtes physicien!

 

MSciPic 02/12/2016

L'image mystère d'aujourd'hui était facile, c'était fait exprès

C'était donc un astrolabe, cet instrument de mesure étrange que vous pouvez voir dans certains musées. Que pouvait-on faire avec, quelle est son histoire et la philosophie de son temps ? Venez le découvrir dans notre article dédié en cliquant sur le titre de cette image ! Vous ne verrez plus les étoiles de la même façon...

 

Novembre

MSciPic 27/11/2016

Que ferions nous pour nos images mystères s'il n'y avait pas les concours de photos scientifiques ? L'image d'aujourd'hui est celle des gagnants de l'édition 2016 de BioArt, concours d'image scientifiques axées sur la biologie.

Ces chercheurs de l'Indiana, aux États-Unis ont utilisé la microscope confocale couplée à des marqueurs fluorescents, pour mettre en évidence le système nerveux d'une larve de cafard de l'espèce Onthophagus sagittarius. Les deux gros pédoncules ressemblant à des champignons, au dessus, sont destinés à devenir les lobes optiques (les yeux donc) et les organes olfactifs de l'animal. La partie inférieure de l'image est donc l'abdomen.

Photo: Eduardo Zattara, Armin Moczek, Jim Powers, Jonathan Cherry, Matthew Curtis

 

MSciPic 21/11/2016

Cette semaine, on avait envie d'écouter un peu de musique ! On vous a donc proposé la première musique composée grâce à un ordinateur dans les années 1950, par le mathématicien et informaticien Alan Turing ! Oui, le même qui décoda la machine Enigma durant la seconde guerre mondiale! Aux dires d'un de ses collaborateurs, la réaction de Turing après l'enregistrement d'aujourd'hui a été un taciturne "Good show".

Il faudra pourtant attendre près de 70 ans avant qu'on ne passe à l'étape supérieure avec l'intelligence artificielle "Flow Machines", qui apprend à composer de la musique dans un style donné en écoutant le répertoire en question.

Sound ©: Alan Turing ;)

 

MSciPic 14/11/2016

Un œil ? Une nébuleuse ? Non bien plus simple que ça ! Il s'agit d'une photo réalisée par l'artiste Fabian Oefner. De ses propres mots, l'idée est simple et la réalisation enfantine: une planche de bois peinte en noir est recouverte d'eau, une seringue injecte de l'huile de moteur par en dessous. En se diffusant dans l'eau, l'huile réfléchit la lumière et crée ces motifs irisés. Ce que certains d'entre vous prenaient pour l'iris d'un œil est tout simplement le motif créé par l'embouchure de la seringue! Ainsi, les photos de Fabian Oefner sont réellement à la frontière entre art et science, et interrogent sur la beauté des choses de la vie de tous les jours. La prochaine fois que vous croisez une flaque d'huile de moteur par terre, prenez le temps d'en observer les motifs complexes, ou comme le dit notre cher artiste, psychédéliques!

Photo ©: Fabian Oefner

MSciPic 14/11/2016

Le 14 novembre, l'équipe de DéMesures a fait une petite visite du musée des Confluences, et ça nous a donné des idées! Voici donc du fer rubané, âgé de 3.5 à 1.9 milliards d'années. Comment se sont formées ces magnifiques bandes? Certains géologues optent pour une oxydation induite par des dégagements massifs d'oxygène par des bactéries. Une hypothèse plus récente propose que ces résidus de fer proviendraient de bactéries ayant "respiré" du fer, c'est à dire l'ayant métabolisé pour leur propre fonctionnement, comme nous "respirons" de l'oxygène.

Photo ©: Michael Vanden Berg

 

MSciPic 07/11/2016

Ces jolis petits cristaux ne sont pas aussi mignons qu'ils en ont l'air ! Car en effet voici des calculs rénaux à l'oxalate de calcium, autrement appelés weddellite. Leur apparence caractéristique en enveloppe est due à leur structure tridimensionnelle de bipyramide à base rectangulaire. Ceci est une forme rare de calcul, mais il en existe de nombreuses autres !

 

 

Octobre

MSciPic 24/10/2016

Étrange n'est-ce pas ? Il s'agit encore une fois d'un lauréat du Nikon Microphotography, Anatoly Mikhalstov. Que ferions-nous sans eux ? C'est donc une coupe transversale de fougère, vue au microscope ! D'ailleurs, saviez-vous que les fougères contiennent de l'arsenic, et sont très utilisées, notamment en Chine pour dépolluer les sols ? Certains insectes, friands de fougères deviennent ainsi chargés en arsenic !

Photo ©: Nikon Small World

 

MSciPic 17/10/2016

Cette image en fausse couleur représente le résultat d'une simulation de 350Ma lumières de côté de l'univers il y a 8 milliards d'années. La couleur verte encode la densité du gaz, le rouge encode la température et le bleu la métallicité. Aux cœurs des zones chaudes et à forte métallicité, en mauve, se trouvent des amas formés de milliers de galaxies. Ceux-ci sont reliés entre eux par des filaments composés de galaxies et de gaz froid qui forment un réseau, comme les neurones du cerveau. Ce motif particulier, nommé dendrite peut être retrouvé dans de nombreux phénomènes physiques!

Pour en savoir plus : http://www.horizon-simulation.org, vous pourrez jouer avec des cartes de l'univers !

 

MSciPic 03/10/2016 (numéro 2)

Cette seconde photo étais plus dure puisqu'il s'agissait en fait d'une photo prise par John Hart, sacrée 20ème meilleure photo microscopique de l'année 2010, de deux cristaux se rencontrant. En jaune, du soufre, et en vert de l'acétanilide, un précurseur de médicaments et de drogues.

Qui a dit que ça ressemblait à de la fougère? :p

© John Hart, Hart3D Films and Deptartment of Atmospheric and Oceanic Sciences, Univ. Colorado, Boulder

 

MSciPic 03/10/2016 (numéro 1)

Joliment hypnotisant n'est-ce pas..? Bon peut-être pas trop pour les trypophobes... Il s'agit en fait de l'observation au ralenti de microgoutelettes d'huile rebondissant sur une surface vue du haut !

Septembre

MSciPic 26/09/2016

La photo mystère du jour est prise par DéMesures ! Il s'agit d'une lame mince d'émail d'une dent de sagesse humaine, vue en microscopie optique en grossissement environ x100.
On y voit des vagues de fibres compactes. Chaque fibre, qui fait entre 4 et 8µm de diamètre, est un prisme d'hydroxy-apatite - le principal minéral qui compose l'émail dentaire (c'est un phosphate de calcium). Chaque fibre est produite par une cellule productrice d'émail - l'améloblaste - lors de la croissance de l'émail de la dent, entre 10 et 16 ans environ. L'organisation des fibres entre elles dépend de la façon dont les cellules qui produisent la matrice minérale s'agencent entre elles et d'un tas d'autres facteurs!

MSciPic 19/09/2016

Des micro-organismes, des bulles de savons ? Non, il s'agissait de la carte de gravité de la Lune, photo prise par la NASA et sa mission GRAIL. Les variations de gravité à la surface de la lune sont dues à la cristallisation inégale de magma lunaire à la surface. La mission GRAIL a donc mesuré avec une précision inégalée ces variations minimes du champ de gravité. Ces données permettront de mieux comprendre la composition de la surface lunaire, et donc l'origine même de notre cher astre !

Photo ©: NASA/JPL-Caltech/GSFC/MIT

 

MSciPic 12/09/2016

Mais que sont ces volutes tourbillonnantes ? Sans couleurs, il est assez dur de voir que c'est en vérité une aurore australe au-dessus du pôle Sud (boréale correspondant au pôle Nord). Vous pouvez même distinguer les contours de l'antarctique tracés en traits jaunes. Les aurores australes (et boréales) apparaissent lorsque des particules ionisées crées par le vent solaire entrent en interaction avec le bouclier magnétique terrestre, faisant luire les particules. Cette photo-ci a été prise par le satellite Suomi NPP le 24 juin 2015.

Photo ©: NASA Earth Observatory image by Jesse Allen

 

MSciPic 05/09/2016

La #MSciPic de la rentrée était bien sûr... du graphite au microscope électronique ! Le graphite est le matériau principal qui compose la mine de crayon et se présente en fines couches superposées, comme un mille-feuilles.

Pour les courageux qui veulent lire la publication scientifique, c'est par ici !

Photo ©: Scientific Reports 2014, DOI: 10.1038/srep03812

Juin

MSciPic 20/06/2016

Pour la fête de la musique nous avons décidé d'innover et de faire une #MSciPic... Sonore ! Cliquez sur le lien pour entendre ce mystérieux signal. Il s'agit des ondes radios produites par Jupiter retranscrites en son ! Pour entendre d'autres planètes vous murmurer à l'oreille, cliquez ici.

Sound ©: NASA's Jet Propulsion Laboratory

MSciPic 14/06/2016

Une fois n'est pas coutume, on s'essaie à la #MSciGif ! Cette vidéo nous montre l'effet de l'étirement sur la toile d'araignée. Mais quels sont les phénomènes responsable des extraordinaires propriétés mécaniques de ce matériau ? C'est ce qu'ont   tenté d'étudier des chercheurs des universités de Harvard et de Cambridge.    

Photo © Hervé Elettro, Sébastien Neukircha, Fritz Vollrathb, and Arnaud Antkowiak

 

MSciPic 06/06/2016

Le baiser de la mort donné par un lymphocyte T cytotoxique (cellule immunitaire tueuse) à une cellule cancéreuse, cliquez ici pour en voir des vidéos !

Photo © Ritter AT, Asano Y, Stinchcombe JC, Dieckmann NM, Chen BC, Gawden-Bone C, van Engelenburg S, Legant W, Gao L, Davidson MW, Betzig E, Lippincott-Schwartz J, Griffiths GM.

 

Mai

MSciPic 23/05/2016

Indice: ce n'est pas un Jackson Pollock ! Il est parfois difficile de discerner les cellules cancéreuses ayant des origines différentes lorsque plusieurs cancers se développent au même endroit, ces cellules là ont donc été colorisées de façon à pouvoir les discerner.

Photo © Heinz Baumann, Sean T. Glenn, Mary Kay Ellsworth, Kenneth W. Gross / Roswell Park Cancer Institute

MSciPic 23/05/2016

On dirait une image microscopique n'est-ce pas ? Eh bien, c'est une vue aérienne du pôle sud de Mars, avec ses neiges de dioxyde de carbone !

 Photo © NASA/JPL-Caltech/Univ. of Arizona 

MSciPic 17/05/2016

Vous êtes-vous jamais demandé à quoi ressemblait l'appareil buccal d'un puceron ? Eh bien c'était l'objet de cette MSciPic !
Cette photo est spéciale puisque c'est la première MSciPic made in Démesures! Bien d'autres suivront...

MSciPic 02/05/2016

C'est rond, orange et proche de l'horizon, mais ça n'est pas un soleil couchant... Il s'agissait d'une goutte d'eau de pluie recueillie par les ailes d'un papillon...
Photo © Karie Holtermann pour le concours Nikon Small World 2009

Avril

MSciPic 25/04/2016

Que sont ces fils irisés ? Une vue microscopique de plumes de paon bien sûr !

Photo © Waldo Nell.

MSciPic 18/04/2016

Voici donc... une structure composite en carbone d'un disque de frein d'avion ! Qui l'eut cru ?

Photo © Xavir Bourrat / CNRS Images

MSciPic 18/04/2016

Les bédières sont des torrents parcourant la surface d'un glacier. Celles que vous voyez ci-contre courent sur un glacier du Groenland !
Photo © Daniel Beltrá.

MSciPic 11/04/2016

Mystère mystère... Cliquez sur le lien pour voir ce que c'est !

MSciPic 04/04/2016

Une éponge ? Presque ! Ceci est un os spongieux de fémur photographié au microscope à lumière polarisée !

Mars

MSciPic 29/03/2016

Vous trouvez que cette MSciPic a de drôles de couleurs ?

En effet, rien de très naturel dans ces couleurs illustrant les données Landsat sur l'imperméabilité des terrains aux alentours de Washington.

MSciPic 21/03/2016

La fibre optique, ça vous parle? Mais saviez-vous qu'elle est constituée de plusieurs couches? Cette MSciPic représente une coupe de fibre optique passée à l'acide afin de révéler sa structure.

Photo @ Pierre Grech / CNRS Photothèque

MSciPic 14/03/2016

Une peau de crocodile?

... non Mars !

Un immense champ de dunes... vous aviez trouvé ?

Le motif formé par sublimation des glaces révèle des poussières noires et lui donne l'aspect d'une peau de croco !

Février

MSciPic 29/02/2016

Les pénitentes sont un peu comme des tournesols... de glace ! En effet ces structures se formant à haute altitude sont généralement orientées en direction du soleil. Cette MSciPic représente des pénitentes formées près du sommet du Kilimanjaro.

MSciPic 15/02/2016

Des herbes gelées... tout simplement !

Photo © Patrick Klenk.

MSciPic 08/02/2016

Mais que font-ils à ce pauvre arbre ? Des chercheurs du laboratoire d'hydrodynamique de Paris Saclay ont étudié l'influence du vent sur la vie des végétaux, et pour ce faire ont placé cet arbre dans une soufflerie, quelle idée !

Janvier

MSciPic 25/01/2016

Regardez bien. Vous reconnaissez nos continents n'est-ce pas? C'est parce que cette MSciPic représente une projection en couleurs des 24 millions de km de rivières de la planète! La largeur du trait exprime l’amplitude du débit.

Photo « Eaurizon global » © Camille Ouellet Dallaire.

MSciPic 11/01/2016

Qui eut cru que la nature puisse donner forme à des images aussi psychédéliques? Vous avez deviné? C'est une agate bien sûr !

MSciPic 04/01/2016

Nous vous déconseillons d'aller vous baigner dans le lac Natron en Tanzanie. En effet la concentration en sels minéraux y est si élevée que seuls certains organismes peuvent y survivre !

Photo @ George Steinmetz


2015


Décembre

MSciPic 28/12/2015

Mon beau sapin, roi des forêts ... métalliques! Un belle forêt chimique formée par réaction du plomb dans une solution diluée de zinc.

Découvrez d'autres réactions en vidéo à travers les travaux de L2Molécules, gagnants du concours 2015 Visualisation Challenge.

MSciPic 21/12/2015

Des sapins de Noël un peu spéciaux pour cette MSciPic de Noël !  James E. Hayden a gagné la 6ème place du concours de microphotographie organisé par Nikon en 2000 avec cette photo de... branchies de poisson zèbre !

En plus d'être très mignon, ce petit poisson transparent est utilisé dans de nombreux domaines de la biologie comme organisme modèle.

MSciPic 14/12/2015

Si je vous dis "poils" et "National Institute on Deafness and Other Communication Disorders" ?

Oui il s'agit d'une image au microscope électronique de cils de l'oreille interne !

Photo © Peter Barr-Gillespie and Kateri Spinelli

MSciPic 07/12/2015

Le gagnant de la première place du concours de microphotographie de 2008 organisé par Nikon est Michael J. Stringer avec cette magnifique photo de de microalgues unicellulaires, autrement appelées diatomées Bacillariophyta.

Novembre

MSciPic 30/11/2015

De la peinture, des couches de sable, infiniment petit ou grand... la confusion a régné pour cette  première MSciPic.

C'est Mars Reconnaissance Orbiter qui livre cette belle image du pôle Nord de Mars.